Complémentaire retraite indépendant : comment choisir ?

Après douze années passées à conseiller des travailleurs non salariés sur leur stratégie patrimoniale, je constate que la complémentaire retraite indépendant reste un sujet mal compris. Beaucoup de mes clients découvrent tardivement que leur pension de base ne couvrira qu'une fraction de leurs revenus d'activité. Je vous propose un tour d'horizon complet pour faire les bons choix, au bon moment.

Dans cet article

  • Le Régime Complémentaire des Indépendants (RCI) est géré par la Sécurité sociale (CNAV/CARSAT) depuis la suppression du RSI en 2018
  • Les cotisations RCI représentent environ 7 % du revenu professionnel dans la limite d'un plafond annuel
  • La pension complémentaire moyenne d'un indépendant tourne autour de 200 à 400 € par mois, selon la durée de cotisation
  • Le versement intervient chaque mois, à terme échu, en même temps que la retraite de base
  • Un PER individuel permet de déduire jusqu'à 10 % de ses revenus professionnels pour compléter sa retraite
  • La demande de retraite complémentaire doit être déposée 6 mois avant la date souhaitée de départ

Comprendre la retraite complémentaire des indépendants

En France, le système de retraite des travailleurs indépendants repose sur deux étages obligatoires : la retraite de base et la retraite complémentaire. Contrairement à ce que beaucoup pensent, la complémentaire retraite indépendant n'est pas facultative. Elle est intégrée dans les cotisations sociales que vous versez chaque année à l'URSSAF.

Jusqu'en 2018, c'était le Régime Social des Indépendants (RSI) qui gérait ces prestations. Depuis sa suppression, la gestion a été transférée à la Sécurité sociale, plus précisément aux CARSAT (Caisses d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail) en régions et à la CNAV en Île-de-France. Ce transfert, souvent source de confusion pour mes clients, n'a pas modifié les droits acquis : si vous avez cotisé au RSI, vos points sont conservés.

Le principe est simple : chaque année, vos cotisations vous permettent d'acquérir des points de retraite complémentaire. Au moment de votre départ, ces points sont convertis en pension mensuelle selon une valeur de service fixée par décret. Je recommande à tous mes clients indépendants de consulter leur relevé de carrière au moins une fois par an sur le site l'Assurance Retraite pour vérifier que tous leurs trimestres et points sont bien enregistrés.

Le relevé de carrière en ligne permet de vérifier ses points de retraite complémentaire
Le relevé de carrière en ligne permet de vérifier ses points de retraite complémentaire

Le Régime Complémentaire des Indépendants (RCI) : fonctionnement

Le Régime Complémentaire des Indépendants (RCI) concerne les artisans, commerçants et industriels. C'est le régime obligatoire qui verse la retraite complémentaire à ces catégories de travailleurs non salariés. Voici comment il fonctionne dans le détail.

Les cotisations RCI

Les cotisations pour la retraite complémentaire des indépendants se décomposent en deux tranches :

  • Tranche 1 : 7 % sur les revenus jusqu'à 1 PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale, soit 47 100 € en 2026)
  • Tranche 2 : 8 % sur les revenus compris entre 1 et 4 PASS (soit entre 47 100 € et 188 400 €)

Ces taux incluent la part de cotisation qui finance le régime. Si votre revenu professionnel est faible, vous cotisez sur une assiette minimale qui vous garantit un minimum de points chaque année. C'est un point que je souligne souvent à mes clients en début d'activité : même les mauvaises années comptent pour votre retraite complémentaire.

L'acquisition des points

Chaque euro cotisé est converti en points selon une valeur d'achat du point révisée annuellement. En 2026, la valeur d'achat du point RCI se situe aux alentours de 17,70 €. Concrètement, pour un revenu de 40 000 €, vous cotisez environ 2 800 € en complémentaire et acquérez environ 158 points dans l'année.

L'organisme qui verse la retraite complémentaire des artisans et commerçants est donc la CARSAT de votre région (ou la CNAV pour l'Île-de-France), qui a repris les attributions de l'ancien RSI. C'est le même interlocuteur que pour votre retraite de base, ce qui simplifie les démarches.

Quelle retraite complémentaire selon votre statut d'indépendant ?

Tous les indépendants ne relèvent pas du même régime de retraite complémentaire. C'est une distinction fondamentale que je prends toujours le temps d'expliquer lors de mes consultations.

Statut Régime complémentaire obligatoire Organisme gestionnaire Particularités
Artisan / Commerçant RCI (Régime Complémentaire des Indépendants) CARSAT / CNAV Régime par points, fusionné depuis 2013
Profession libérale réglementée Section professionnelle de la CNAVPL CIPAV, CARMF, CARPIMKO, etc. Régime variable selon la profession
Micro-entrepreneur (artisan/commerçant) RCI CARSAT / CNAV Cotisation proportionnelle au chiffre d'affaires
Micro-entrepreneur (libéral) CIPAV ou RCI selon activité CIPAV ou CARSAT Réforme en cours, basculement progressif vers le RCI
Dirigeant SASU (assimilé salarié) AGIRC-ARRCO Caisses AGIRC-ARRCO Cotisation plus élevée, droits plus importants
Gérant majoritaire SARL/EURL RCI CARSAT / CNAV Statut TNS, mêmes règles que les artisans/commerçants

Si vous êtes dirigeant de SASU et que vous vous versez un salaire, vous cotisez au régime AGIRC-ARRCO comme n'importe quel salarié. C'est un avantage en termes de droits retraite, mais le coût global des cotisations est nettement plus élevé. J'aborde en détail la question de la rémunération du dirigeant dans mon article sur le dividende en SASU, un sujet complémentaire essentiel.

Pour les professions libérales, la situation est plus complexe. Chaque section professionnelle (CARMF pour les médecins, CARPIMKO pour les infirmiers, CAVEC pour les experts-comptables, etc.) applique ses propres barèmes. Je conseille systématiquement de se rapprocher de sa caisse pour connaître précisément ses droits, car les écarts entre professions peuvent être considérables.

Un conseiller peut aider à choisir entre PER, assurance-vie et PEA pour compléter sa retraite
Un conseiller peut aider à choisir entre PER, assurance-vie et PEA pour compléter sa retraite

Calcul et montant de la pension complémentaire

La question que l'on me pose le plus souvent : quelle est la pension complémentaire pour indépendants ? La réponse dépend de trois facteurs : le nombre de points accumulés, la valeur de service du point et l'éventuelle décote ou surcote.

La formule de calcul

Le calcul est relativement simple :

Pension annuelle = Nombre de points × Valeur de service du point

En 2026, la valeur de service du point RCI est d'environ 1,28 €. Ainsi, un indépendant ayant accumulé 3 000 points sur l'ensemble de sa carrière percevra une pension complémentaire annuelle de 3 840 €, soit 320 € par mois.

Exemples concrets de pension

Profil Revenu moyen annuel Durée de cotisation Points estimés Pension complémentaire mensuelle estimée
Artisan, revenus modestes 20 000 € 25 ans 1 800 ≈ 192 €
Commerçant, revenus moyens 35 000 € 30 ans 3 200 ≈ 341 €
Indépendant, revenus élevés 55 000 € 35 ans 5 500 ≈ 587 €
Indépendant, carrière courte 40 000 € 15 ans 1 500 ≈ 160 €

Ces montants sont indicatifs et dépendent des variations annuelles de la valeur du point. Mais ils illustrent bien une réalité que je martèle à mes clients : la retraite complémentaire obligatoire des indépendants reste modeste. Pour un artisan ayant travaillé 25 ans avec un revenu moyen de 20 000 €, la complémentaire ne représente qu'environ 192 € mensuels. C'est pourquoi l'épargne retraite supplémentaire n'est pas un luxe ; c'est une nécessité.

Décote et surcote

Si vous partez à la retraite avant d'avoir atteint le taux plein (tous vos trimestres requis ou l'âge d'annulation de la décote, soit 67 ans), votre pension complémentaire subira une décote. À l'inverse, si vous prolongez votre activité au-delà du taux plein, vous bénéficiez d'une surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire. D'après mon expérience, cette surcote est souvent sous-estimée par les indépendants qui pourraient en bénéficier.

Comment demander sa retraite complémentaire d'indépendant ?

La bonne nouvelle, c'est que depuis la disparition du RSI, une seule demande suffit pour activer à la fois votre retraite de base et votre retraite complémentaire. Plus besoin de contacter plusieurs organismes. Voici la marche à suivre que je recommande à tous mes clients.

Étape 1 : vérifier votre relevé de carrière

Connectez-vous à votre espace personnel sur lassuranceretraite.fr au moins 12 mois avant votre date de départ souhaitée. Vérifiez que tous vos trimestres et points sont correctement enregistrés. Les erreurs sont fréquentes, surtout pour les périodes de début d'activité ou de changement de statut. Si vous repérez une anomalie, signalez-la immédiatement : les régularisations prennent du temps.

Étape 2 : déposer votre demande

La demande de retraite se fait en ligne ou par courrier auprès de votre CARSAT. Je recommande vivement la démarche en ligne, plus rapide et traçable. Déposez votre demande au minimum 6 mois avant la date souhaitée de départ. Les pièces justificatives habituelles sont : pièce d'identité, relevé d'identité bancaire, dernier avis d'impôt, attestation de radiation (si cessation d'activité).

Étape 3 : notification et premier versement

Une fois votre dossier traité, vous recevez une notification de retraite qui détaille le montant de votre pension de base et de votre pension complémentaire. Le premier versement intervient généralement le mois suivant votre date de départ effective. Pour ceux qui cherchaient à demander leur retraite complémentaire RSI, la procédure est identique : c'est désormais la CARSAT qui traite votre dossier, avec les mêmes droits.

Le paiement de la retraite complémentaire des indépendants s'effectue mensuellement, comme la retraite de base, par virement bancaire. Ce point a évolué ; par le passé, certaines prestations étaient versées trimestriellement.

Quand est versée la retraite complémentaire des indépendants ?

C'est une question récurrente dans mes consultations. La retraite complémentaire des indépendants est versée chaque mois, à terme échu. Le virement est effectué le 9 du mois suivant (ou le premier jour ouvré suivant si le 9 tombe un week-end ou un jour férié). Ainsi, la pension du mois de juin est versée le 9 juillet.

Ce calendrier est aligné sur celui de la retraite de base, ce qui simplifie le suivi de vos revenus de retraité. Vous pouvez consulter le calendrier officiel de versement sur service-public.fr pour connaître les dates exactes mois par mois.

Quelques précisions importantes :

  • Le premier versement peut prendre un délai supplémentaire de 1 à 2 mois après la date de départ, le temps du traitement administratif
  • En cas de retraite progressive (activité partielle), le versement est proportionnel à la réduction d'activité déclarée
  • La pension est revalorisée chaque année au 1er janvier, selon un coefficient fixé par décret
Une retraite sereine se prépare des années à l'avance grâce à une épargne diversifiée
Une retraite sereine se prépare des années à l'avance grâce à une épargne diversifiée

Compléter sa retraite : PER individuel et autres solutions

Au fil de mes années de conseil, j'ai développé une conviction forte : pour un indépendant, la retraite obligatoire (base + complémentaire) ne suffit jamais à maintenir son niveau de vie. Le taux de remplacement (rapport entre la dernière rémunération et la pension) dépasse rarement 50 % pour un TNS, contre 70 à 75 % pour un cadre salarié. Voici les solutions que je préconise.

Le PER individuel : l'outil incontournable

Le Plan d'Épargne Retraite individuel (PERin) est devenu l'outil central de la préparation retraite des indépendants depuis la loi PACTE de 2019. Ses avantages sont multiples :

  • Déductibilité fiscale : les versements sont déductibles du revenu imposable dans la limite de 10 % des bénéfices professionnels (plafonnés à 8 PASS), soit jusqu'à environ 37 680 € de déduction en 2026
  • Sortie en capital ou en rente : à la retraite, vous choisissez votre mode de sortie, voire un mix des deux
  • Cas de déblocage anticipé : acquisition de la résidence principale, invalidité, cessation d'activité non salariée suite à liquidation judiciaire

Je recommande de comparer les PER disponibles chez plusieurs assureurs et courtiers en ligne. Les frais de gestion varient considérablement, de 0,5 % à plus de 1,5 % par an, ce qui a un impact majeur sur le capital accumulé à long terme. Pour optimiser vos frais d'investissement, consultez mon comparatif des frais bancaires chez Boursorama, un acteur souvent compétitif sur le PER.

Les contrats Madelin : une survivance

Les anciens contrats Madelin ne sont plus commercialisés depuis le 1er octobre 2020, remplacés par le PER. Toutefois, si vous détenez un contrat Madelin, il continue de fonctionner. Vous pouvez y effectuer des versements ou le transférer vers un PER, ce que je conseille généralement pour bénéficier de la souplesse du nouveau dispositif (sortie en capital notamment).

L'assurance-vie : le complément polyvalent

L'assurance-vie reste un excellent complément pour préparer sa retraite grâce à sa fiscalité avantageuse après 8 ans et sa disponibilité permanente. Contrairement au PER, les versements ne sont pas déductibles, mais vous n'êtes pas bloqué jusqu'à la retraite. Pour un indépendant, je préconise souvent de combiner PER et assurance-vie : le PER pour l'avantage fiscal immédiat, l'assurance-vie pour la flexibilité.

Investir sur un PEA pour le long terme

Le PEA (Plan d'Épargne en Actions) est un autre levier intéressant sur un horizon retraite. Après 5 ans de détention, les plus-values sont exonérées d'impôt sur le revenu. Pour diversifier votre épargne retraite sur les marchés actions, je vous invite à consulter mon guide complet du PEA ainsi que mon analyse des meilleurs ETF S&P 500 éligibles au PEA. Les ETF constituent une solution simple et peu coûteuse pour se constituer un capital retraite via les marchés financiers.

Pour les indépendants qui souhaitent investir via un PEA avec des frais réduits, je détaille les offres disponibles dans mon article sur le PEA Saxo Banque ou encore les solutions proposées par Trade Republic.

Comparatif des solutions de retraite complémentaire

Pour vous aider à y voir clair, voici un tableau récapitulatif des principales solutions à la disposition d'un indépendant pour compléter sa retraite.

Solution Caractère Avantage fiscal à l'entrée Disponibilité Sortie Adapté si…
RCI (obligatoire) Obligatoire Déductible (cotisation sociale) À la retraite uniquement Rente viagère Vous êtes artisan, commerçant, gérant TNS
PER individuel Facultatif Jusqu'à 10 % des BIC/BNC Retraite (sauf cas de déblocage) Capital et/ou rente Vous êtes fortement imposé (TMI ≥ 30 %)
Assurance-vie Facultatif Aucun Permanente Capital libre Vous voulez garder de la flexibilité
PEA Facultatif Exonération IR après 5 ans Libre après 5 ans Capital libre Vous visez la croissance long terme
Immobilier locatif Facultatif Variable (Pinel, LMNP, etc.) Variable Revenus fonciers + capital Vous cherchez des revenus réguliers

Mon conseil d'ancien banquier : ne mettez jamais tous vos œufs dans le même panier. La diversification est la meilleure protection contre les aléas. Un indépendant avec un revenu de 50 000 € pourrait, par exemple, allouer 400 € par mois au PER (avantage fiscal), 200 € en assurance-vie (épargne de précaution long terme) et 200 € sur un PEA en ETF diversifiés. Sur 20 ans, cette stratégie peut générer un capital complémentaire de 150 000 à 250 000 € selon les rendements.

Pour ceux qui s'intéressent à l'épargne disponible, n'hésitez pas à consulter mon guide sur le livret épargne au Crédit Agricole afin de comparer les solutions de court terme avec votre stratégie retraite. La fiscalité du PEA mérite également d'être bien comprise avant de s'engager.

À retenir

  • Vérifiez votre relevé de carrière chaque année sur lassuranceretraite.fr pour repérer d'éventuelles erreurs de points RCI
  • Déposez votre demande de retraite au moins 6 mois avant la date de départ souhaitée, en ligne sur votre espace CARSAT
  • Ouvrez un PER individuel dès que votre TMI atteint 30 % pour maximiser l'avantage fiscal sur vos versements
  • Combinez PER, assurance-vie et PEA pour diversifier vos sources de revenus à la retraite
  • Comparez les frais de gestion des PER (écart de 0,5 % à 1,5 %) : sur 20 ans, cela représente plusieurs dizaines de milliers d'euros de différence

Questions fréquentes


Quelle retraite complémentaire pour les indépendants ?

Les artisans, commerçants et gérants majoritaires TNS relèvent du Régime Complémentaire des Indépendants (RCI), géré par la CARSAT (ex-RSI). Les professions libérales réglementées dépendent de leur section professionnelle (CIPAV, CARMF, CARPIMKO, etc.). Les dirigeants de SASU cotisent à l'AGIRC-ARRCO comme les salariés. En complément du régime obligatoire, le PER individuel est la solution facultative la plus avantageuse fiscalement pour tous les indépendants.

Quand est versée la retraite complémentaire des indépendants ?

La retraite complémentaire des indépendants est versée chaque mois, à terme échu. Le virement est effectué le 9 du mois suivant (ou le premier jour ouvré suivant). La pension du mois de juin est donc versée le 9 juillet. Ce calendrier est identique à celui de la retraite de base, les deux prestations étant gérées par le même organisme (CARSAT/CNAV).

Comment demander la retraite complémentaire des indépendants ?

Depuis la suppression du RSI, une seule demande suffit pour activer la retraite de base et la complémentaire. Connectez-vous à votre espace sur lassuranceretraite.fr et déposez votre demande en ligne au moins 6 mois avant la date souhaitée. Les pièces à fournir sont : pièce d'identité, RIB, dernier avis d'impôt et, si applicable, attestation de cessation d'activité.

Quelle est la pension complémentaire pour indépendants ?

Le montant dépend du nombre de points accumulés et de la valeur de service du point (environ 1,28 € en 2026). En pratique, la pension complémentaire d'un artisan ou commerçant varie de 150 à 600 € par mois selon le revenu moyen et la durée de cotisation. Un indépendant ayant gagné en moyenne 35 000 € pendant 30 ans peut espérer environ 340 € mensuels de complémentaire.

Qui verse la retraite complémentaire des artisans et commerçants ?

Depuis le 1er janvier 2020, c'est la CARSAT (Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail) de votre région qui verse la retraite complémentaire des artisans et commerçants. En Île-de-France, c'est la CNAV. Ces organismes ont repris les missions de l'ancien RSI. Tous les droits acquis sous le RSI ont été intégralement conservés.

Peut-on cumuler retraite complémentaire obligatoire et PER individuel ?

Oui, et c'est même vivement recommandé. Le RCI est un régime obligatoire dont la pension reste modeste. Le PER individuel est un dispositif facultatif qui vient en complément, avec un avantage fiscal sur les versements (déduction du revenu imposable). Les deux se cumulent sans aucune limitation. Un indépendant peut également ajouter une assurance-vie et un PEA pour diversifier ses sources de revenus à la retraite.


Marc Lefèvre
Marc Lefèvre

Ancien banquier privé, Marc Lefèvre conseille des particuliers sur leur épargne et leurs placements depuis 12 ans. Certifié AMF, il partage ici ses analyses sans langue de bois.