Dans cet article
- L'abattement fiscal entre frères et sœurs est de 15 932 € seulement, contre 100 000 € en ligne directe
- Le taux d'imposition sur les successions entre frères et sœurs atteint 35 % puis 45 % au-delà de 24 430 €
- Sans testament, un frère ou une sœur n'hérite que si le défunt n'avait ni enfant, ni conjoint survivant
- Une exonération totale existe sous trois conditions cumulatives : plus de 50 ans ou handicapé, avoir vécu 5 ans avec le défunt, être célibataire
- L'assurance vie permet de transmettre jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire hors droits de succession classiques
- Le recours au testament et à la donation de son vivant reste le meilleur levier d'optimisation fiscale entre frères et sœurs
Sommaire
- Ordre des héritiers : quelle place pour les frères et sœurs ?
- Héritage entre frère et sœur sans testament : les règles légales
- Quels sont les droits de succession entre frères et sœurs ?
- Exonération totale : les trois conditions à remplir
- Frais de notaire pour une succession entre frère et sœur
- Comment éviter ou réduire les frais de succession entre frère et sœur ?
- Cas particuliers : frère célibataire, frère ou sœur décédé, indivision
- Mes conseils pour anticiper la transmission entre frères et sœurs
Au cours de mes douze années de conseil en gestion de patrimoine, j'ai accompagné des dizaines de familles confrontées à la question de l'héritage entre frère et sœur. C'est un sujet qui revient systématiquement lorsqu'un proche célibataire ou sans enfant décède, et la surprise est souvent la même : la fiscalité est lourde, bien plus lourde qu'entre parents et enfants. Dans cet article, je vous explique concrètement comment fonctionne la succession entre frères et sœurs en 2026, quels sont vos droits, combien cela coûte, et surtout quelles stratégies mettre en place pour protéger votre fratrie.
Ordre des héritiers : quelle place pour les frères et sœurs ?
Pour comprendre l'héritage entre frère et sœur, il faut d'abord rappeler comment le Code civil organise l'ordre des héritiers. La loi française classe les héritiers en quatre ordres de priorité :
- 1er ordre : les enfants et leurs descendants (petits-enfants)
- 2e ordre : les parents, les frères et sœurs et leurs descendants (neveux, nièces)
- 3e ordre : les ascendants autres que les parents (grands-parents)
- 4e ordre : les collatéraux ordinaires (oncles, tantes, cousins)
Les frères et sœurs se situent donc au deuxième ordre. En pratique, cela signifie qu'ils n'héritent que lorsque le défunt n'a laissé ni enfant, ni petit-enfant. De plus, la présence d'un conjoint survivant modifie considérablement la donne : si le défunt était marié, le conjoint dispose de droits prioritaires qui peuvent exclure partiellement ou totalement la fratrie.
J'insiste sur ce point car beaucoup de mes clients pensent qu'un frère ou une sœur hérite automatiquement. Ce n'est le cas que dans des configurations familiales précises. Si vous souhaitez transmettre à votre fratrie, il est indispensable d'anticiper avec un testament ou une donation de son vivant.

Héritage entre frère et sœur sans testament : les règles légales
En l'absence de testament, c'est la dévolution légale qui s'applique. Voici les principaux cas de figure que je rencontre en consultation :
Le défunt n'avait ni conjoint, ni enfant, ni parent vivant
C'est le scénario le plus simple. Les frères et sœurs se partagent l'intégralité de la succession à parts égales. Si l'un des frères ou sœurs est prédécédé, ses propres enfants (neveux et nièces du défunt) héritent à sa place par représentation.
Le défunt n'avait ni conjoint ni enfant, mais un ou deux parents vivants
Chaque parent vivant reçoit un quart de la succession. Le reste est partagé entre les frères et sœurs. Si les deux parents sont vivants, la fratrie se partage donc la moitié de l'héritage. Si un seul parent survit, elle reçoit les trois quarts.
Le défunt était marié mais sans enfant
Le conjoint survivant est héritier prioritaire. Selon les situations :
- Si les deux parents du défunt sont vivants : le conjoint reçoit la moitié, chaque parent un quart. Les frères et sœurs n'héritent de rien.
- Si un seul parent est vivant : le conjoint reçoit les trois quarts, le parent un quart. La fratrie est exclue.
- Si aucun parent n'est vivant : le conjoint hérite de la totalité, sauf pour les biens de famille (droit de retour légal).
Ce dernier cas est celui qui surprend le plus mes clients. Sans testament et sans parents vivants, un frère marié qui décède ne laisse rien à sa fratrie, même s'ils étaient très proches. C'est pourquoi je recommande systématiquement la rédaction d'un testament pour protéger ses frères et sœurs, en particulier dans le cas d'une succession complexe ou conflictuelle.
Quels sont les droits de succession entre frères et sœurs ?
C'est la question qui revient le plus souvent dans mon cabinet, et pour cause : la fiscalité successorale entre frères et sœurs est parmi les plus élevées en France. Le barème applicable en 2026 est le suivant :
| Part taxable (après abattement) | Taux d'imposition |
|---|---|
| Jusqu'à 24 430 € | 35 % |
| Au-delà de 24 430 € | 45 % |
Avant d'appliquer ce barème, chaque frère ou sœur bénéficie d'un abattement de 15 932 €. Concrètement, sur une part d'héritage de 100 000 €, voici le calcul :
- Part taxable : 100 000 − 15 932 = 84 068 €
- Tranche à 35 % : 24 430 × 0,35 = 8 550,50 €
- Tranche à 45 % : (84 068 − 24 430) × 0,45 = 26 837,10 €
- Total des droits : 35 387,60 €, soit environ 35 % de la part héritée
Pour mettre ce chiffre en perspective, un enfant qui hérite de 100 000 € de son parent ne paie aucun droit de succession grâce à l'abattement de 100 000 €. L'écart est considérable, et c'est la raison pour laquelle l'anticipation est cruciale entre frères et sœurs. Je vous invite d'ailleurs à consulter les barèmes officiels des droits de succession sur le site du ministère de l'Économie.
Pour comparer avec les autres degrés de parenté, voici un tableau récapitulatif :
| Lien de parenté | Abattement | Taux applicable |
|---|---|---|
| Enfant / parent | 100 000 € | 5 % à 45 % (progressif) |
| Conjoint / partenaire PACS | Exonéré | 0 % |
| Frère / sœur | 15 932 € | 35 % et 45 % |
| Neveu / nièce | 7 967 € | 55 % |
| Autre (sans lien) | 1 594 € | 60 % |

Exonération totale : les trois conditions à remplir
Il existe un cas méconnu qui permet à un frère ou une sœur d'être totalement exonéré de droits de succession. C'est une disposition prévue par l'article 796-0 ter du Code général des impôts, et j'encourage vivement mes clients à vérifier s'ils y sont éligibles.
Les trois conditions sont cumulatives : il faut toutes les remplir simultanément :
- Être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps au moment du décès du frère ou de la sœur
- Avoir plus de 50 ans ou être atteint d'une infirmité ne permettant pas de subvenir seul à ses besoins
- Avoir été domicilié avec le défunt de manière constante pendant les cinq années précédant le décès
En pratique, cette exonération concerne surtout les fratries qui ont vécu ensemble toute leur vie, souvent dans la maison familiale. J'ai accompagné plusieurs cas de frères et sœurs célibataires, âgés de plus de 50 ans, partageant le même domicile depuis des décennies : l'économie d'impôt peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Attention cependant : l'administration fiscale est vigilante sur la condition de domiciliation. Il faut pouvoir justifier de la cohabitation effective par des documents (avis d'imposition à la même adresse, attestation de la mairie, factures communes). Un simple lien affectif ne suffit pas.
Frais de notaire pour une succession entre frère et sœur
Au-delà des droits de succession versés au Trésor public, il faut aussi prévoir les frais de notaire. Le recours à un notaire est obligatoire dès lors que la succession comprend un bien immobilier, ce qui est fréquent lorsqu'un frère ou une sœur hérite de la maison familiale.
Les émoluments du notaire sont réglementés et calculés sur la valeur de l'actif brut de la succession :
| Tranche de l'actif brut | Taux applicable (HT) |
|---|---|
| De 0 à 6 500 € | 1,548 % |
| De 6 500 à 17 000 € | 0,851 % |
| De 17 000 à 60 000 € | 0,580 % |
| Au-delà de 60 000 € | 0,426 % |
Pour une succession de 200 000 € entre frères et sœurs, les émoluments du notaire s'élèvent à environ 1 600 € HT, auxquels s'ajoutent la TVA (20 %), les débours (frais avancés par le notaire pour les documents administratifs, cadastre, etc.) et les formalités hypothécaires en cas de bien immobilier. Au total, il faut généralement compter entre 2 500 € et 4 000 € de frais de notaire pour une succession de cette taille.
Ces frais s'ajoutent aux droits de succession. Sur notre exemple de 200 000 € partagés entre deux frères, chaque héritier recevant 100 000 € paiera environ 35 388 € de droits plus sa quote-part des frais notariaux. Au total, la facture fiscale et notariale peut facilement absorber plus du tiers de l'héritage. C'est pourquoi je consacre la prochaine section aux stratégies d'optimisation.
Comment éviter ou réduire les frais de succession entre frère et sœur ?
Après avoir vu la réalité des chiffres, la question qui vient naturellement est : comment limiter cette facture ? Voici les stratégies que je recommande le plus souvent à mes clients.
1. L'assurance vie : l'outil incontournable
L'assurance vie est de loin le meilleur levier fiscal pour transmettre entre frères et sœurs. Les capitaux versés avant les 70 ans de l'assuré bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis d'un taux réduit de 20 % (au lieu de 35 % ou 45 %). Pour approfondir ce sujet, consultez mon comparatif PEA ou assurance vie.
Au-delà de 70 ans, les primes versées bénéficient d'un abattement global de 30 500 € (partagé entre tous les bénéficiaires), et seules les primes sont taxées (pas les intérêts). Même dans ce cas, c'est souvent plus avantageux que la succession classique. Pour évaluer le rendement d'une assurance vie, je vous invite à consulter mon guide dédié.
2. La donation de son vivant
Chaque personne peut donner à chacun de ses frères et sœurs 15 932 € tous les 15 ans en franchise de droits (abattement identique à celui de la succession). Ce n'est pas énorme, mais cumulé sur plusieurs cycles, cela permet de transmettre des sommes significatives sans impôt. En complément, le don familial de sommes d'argent (exonéré jusqu'à 31 865 €) n'est malheureusement pas applicable entre frères et sœurs ; il est réservé aux descendants.
3. Le testament pour optimiser la répartition
En l'absence d'héritier réservataire (enfant), un frère ou une sœur peut léguer l'intégralité de son patrimoine à qui il le souhaite par testament. Cela permet notamment de :
- Écarter le conjoint survivant au profit de la fratrie (dans certaines limites)
- Répartir de manière inégale entre frères et sœurs selon les besoins de chacun
- Prévoir des legs particuliers (un bien précis à une personne précise)
4. Le démembrement de propriété
Donner la nue-propriété d'un bien immobilier tout en conservant l'usufruit est une technique classique en gestion de patrimoine. À terme, au décès de l'usufruitier, le nu-propriétaire récupère la pleine propriété sans droits supplémentaires. C'est particulièrement pertinent pour la transmission de la maison familiale. Cette stratégie peut aussi être combinée avec une SCI familiale pour encore plus de souplesse.
5. Le pacte tontinier
Moins connu, le pacte tontinier permet à deux frères et sœurs qui achètent un bien ensemble de prévoir que le survivant sera réputé propriétaire depuis l'origine. Attention toutefois : la fiscalité applicable dépend de la valeur du bien et peut être moins avantageuse qu'une assurance vie. C'est une solution à étudier au cas par cas avec un notaire.

Cas particuliers : frère célibataire, frère ou sœur décédé, indivision
Succession d'un frère célibataire décédé
C'est le cas de figure le plus courant dans lequel les frères et sœurs héritent. Si votre frère était célibataire, sans enfant et sans parent vivant, vous êtes ses héritiers légaux. La succession se partage à parts égales entre les frères et sœurs survivants. Ce scénario est aussi celui où l'absence de testament est la plus pénalisante fiscalement, car il n'y a eu aucune optimisation préalable.
Héritage d'un frère ou d'une sœur déjà décédé(e)
Si l'un des frères ou sœurs est décédé avant le défunt, ses enfants (neveux et nièces) viennent en représentation. Ils se partagent la part qu'aurait reçue leur parent. Par exemple, si trois frères devaient hériter à parts égales et que l'un d'eux est prédécédé en laissant deux enfants, ces deux neveux se partagent le tiers de la succession qui revenait à leur parent, soit un sixième chacun.
L'indivision sur un bien immobilier
Lorsque plusieurs frères et sœurs héritent ensemble d'un bien immobilier (la maison familiale par exemple), ils se retrouvent en indivision. Cette situation engendre souvent des tensions : qui occupe le bien ? Qui paie les charges ? Faut-il vendre ? Trois options s'offrent aux indivisaires :
- Rester en indivision : possible, mais instable car chaque indivisaire peut demander le partage à tout moment
- Racheter les parts : un frère ou une sœur rachète la part des autres, avec des droits de partage de 1,1 %
- Vendre le bien : la solution la plus propre, avec partage du prix de vente
D'expérience, l'indivision prolongée est rarement une bonne idée entre frères et sœurs. Elle cristallise les désaccords et complexifie la gestion du bien. Si vous êtes dans cette situation, pensez à consulter les options d'investissement immobilier pour réinvestir le produit de la vente de manière optimale.
Mes conseils pour anticiper la transmission entre frères et sœurs
Après douze ans à accompagner des familles sur ces questions, voici les recommandations que je formule systématiquement :
Agissez tôt. La plupart des leviers d'optimisation (assurance vie avant 70 ans, donations avec abattement renouvelable tous les 15 ans, démembrement) supposent d'anticiper. Plus vous commencez jeune, plus vous transmettez efficacement. C'est le même principe que pour l'épargne régulière : le temps est votre meilleur allié.
Consultez un notaire. Chaque situation familiale est unique. Les règles de succession entre frères et sœurs interagissent avec le régime matrimonial du défunt, l'existence éventuelle de demi-frères et demi-sœurs, les donations antérieures, etc. Un notaire saura adapter la stratégie à votre cas précis.
Combinez les outils. L'assurance vie seule ne suffit pas toujours. La combinaison testament + assurance vie + donation en nue-propriété permet d'optimiser la transmission sur plusieurs fronts. Par exemple, pour un patrimoine de 300 000 €, on peut :
- Placer 152 500 € sur une assurance vie désignant le frère comme bénéficiaire (abattement total)
- Donner 15 932 € en numéraire tous les 15 ans (abattement donation)
- Léguer le reste par testament en prévoyant un paiement fractionné des droits
Pensez au paiement fractionné ou différé. Si les droits de succession sont élevés, l'administration fiscale peut accorder un paiement fractionné (sur 1 à 3 ans) ou différé (en cas de nue-propriété). Cela évite de devoir vendre un bien dans l'urgence pour payer l'impôt. Les informations détaillées sont disponibles sur le site des impôts.
Établissez un budget familial clair. Anticiper la transmission passe aussi par une bonne connaissance de son patrimoine. Listez vos actifs, estimez leur valeur, identifiez les bénéficiaires souhaités : cette cartographie est le point de départ de toute stratégie successorale.
Enfin, n'oubliez pas que le vocabulaire successoral peut être complexe. Si certains termes vous échappent, mon article sur les synonymes du mot héritage peut vous aider à mieux comprendre les documents juridiques que vous rencontrerez.
À retenir
- Vérifiez si vous remplissez les trois conditions d'exonération totale (célibataire, 50 ans+, cohabitation 5 ans) avant de payer les droits
- Souscrivez une assurance vie avant 70 ans en désignant vos frères et sœurs bénéficiaires pour profiter de l'abattement de 152 500 €
- Rédigez un testament dès maintenant si vous n'avez pas d'enfant et souhaitez protéger votre fratrie
- Exploitez l'abattement de 15 932 € renouvelable tous les 15 ans via des donations régulières
- Consultez un notaire pour combiner démembrement, assurance vie et testament selon votre situation patrimoniale
Questions fréquentes
Comment éviter les frais de succession entre frère et sœur ?
La méthode la plus efficace est l'assurance vie souscrite avant 70 ans, qui offre un abattement de 152 500 € par bénéficiaire hors succession classique. Vous pouvez aussi utiliser les donations avec l'abattement de 15 932 € renouvelable tous les 15 ans, le démembrement de propriété pour transmettre un bien immobilier, ou encore vérifier si vous remplissez les trois conditions d'exonération totale (célibataire ou veuf, plus de 50 ans ou handicapé, cohabitation d'au moins 5 ans).
Quels sont les droits de succession entre frères et sœurs ?
Après un abattement de 15 932 €, les droits de succession entre frères et sœurs s'élèvent à 35 % sur la part taxable jusqu'à 24 430 €, puis à 45 % au-delà. Sur une part d'héritage de 100 000 €, cela représente environ 35 388 € de droits à payer. C'est nettement plus élevé qu'en ligne directe (enfant-parent), où l'abattement atteint 100 000 € et les taux démarrent à 5 %.
Quel héritage entre frère et sœur sans testament ?
Sans testament, un frère ou une sœur n'hérite que si le défunt n'avait ni enfant, ni conjoint survivant. Si les parents du défunt sont vivants, ils reçoivent chacun un quart de la succession et la fratrie se partage le reste. Si le défunt était marié sans enfant et sans parent vivant, le conjoint hérite de la totalité et les frères et sœurs ne reçoivent rien (sauf droit de retour sur les biens de famille).
Quels sont les frais de notaire pour une succession entre frère et sœur ?
Les émoluments du notaire sont identiques quel que soit le lien de parenté. Ils sont calculés par tranches sur l'actif brut de la succession : de 1,548 % (première tranche) à 0,426 % (au-delà de 60 000 €). Pour une succession de 200 000 €, comptez environ 2 500 à 4 000 € au total (émoluments, TVA, débours et formalités). Ces frais s'ajoutent aux droits de succession versés au fisc.
Peut-on déshériter un frère ou une sœur ?
Oui, car les frères et sœurs ne sont pas des héritiers réservataires en droit français. Seuls les enfants (et le conjoint dans une certaine mesure) bénéficient d'une part réservée. Vous pouvez donc, par testament, léguer l'intégralité de votre patrimoine à une seule personne ou à un organisme, excluant ainsi totalement votre fratrie de la succession.
Comment se passe le partage d'une maison entre frères et sœurs ?
Les frères et sœurs héritiers se retrouvent en indivision sur le bien immobilier. Trois options s'offrent à eux : rester en indivision (chacun peut demander le partage à tout moment), qu'un héritier rachète les parts des autres (droits de partage de 1,1 %), ou vendre le bien et partager le prix de vente. Le partage nécessite obligatoirement un acte notarié si la succession comprend un bien immobilier.
Un demi-frère ou une demi-sœur a-t-il les mêmes droits ?
Les demi-frères et demi-sœurs (un seul parent commun) héritent selon la règle de la fente successorale. La succession est divisée en deux parts : une pour la branche paternelle, une pour la branche maternelle. Les frères et sœurs germains (deux parents communs) prennent part dans les deux branches, tandis que les demi-frères et demi-sœurs ne prennent part que dans leur branche. Fiscalement, ils bénéficient du même abattement de 15 932 € et des mêmes taux que les frères et sœurs germains.
Ancien banquier privé, Marc Lefèvre conseille des particuliers sur leur épargne et leurs placements depuis 12 ans. Certifié AMF, il partage ici ses analyses sans langue de bois.