Les meilleurs ETF : notre sélection complète en 2026

Dans cet article

  • Les ETF MSCI World et S&P 500 restent les piliers incontournables d'un portefeuille diversifié en 2026
  • Un ETF World éligible PEA comme l'Amundi MSCI World affiche des frais de gestion de seulement 0,38 % par an
  • Les ETF les plus performants sur 10 ans ont délivré entre 10 % et 14 % de rendement annualisé
  • Pour un PEA, je recommande un socle de 5 ETF complémentaires couvrant monde, États-Unis, Europe, émergents et obligations
  • Les secteurs défense, intelligence artificielle et santé figurent parmi les thématiques les plus prometteuses pour 2026
  • Comparer les frais de gestion, l'encours et la méthode de réplication reste essentiel avant tout investissement

Après plus de douze ans passés à conseiller des épargnants sur leurs placements, je constate que les ETF (Exchange Traded Funds) se sont imposés comme l'un des véhicules d'investissement les plus efficaces pour le particulier. Leur simplicité, leurs frais réduits et leur capacité à répliquer la performance de marchés entiers en font des outils que je recommande régulièrement dans mes accompagnements. Encore faut-il savoir lesquels choisir parmi les centaines de références disponibles en France.

Dans ce guide, je partage avec vous ma sélection des meilleurs ETF en 2026, que ce soit pour un PEA, un compte-titres ou une assurance-vie. Je vous explique mes critères de sélection, les pièges à éviter et la méthode que j'utilise pour construire des portefeuilles performants et résilients. Que vous soyez débutant ou investisseur confirmé, vous trouverez ici des recommandations concrètes et argumentées.

Comprendre les ETF avant d'investir

Un ETF, aussi appelé tracker, est un fonds coté en bourse qui réplique la performance d'un indice de référence. Contrairement à un fonds actif géré par un gérant qui sélectionne des titres, l'ETF se contente de reproduire fidèlement un indice comme le CAC 40, le S&P 500 ou le MSCI World. Cette approche passive permet de réduire considérablement les frais de gestion, qui se situent généralement entre 0,05 % et 0,50 % par an, contre 1,5 % à 2,5 % pour un fonds actif classique.

Il existe deux grandes méthodes de réplication. La réplication physique consiste à acheter réellement les titres composant l'indice. La réplication synthétique utilise un contrat de swap avec une contrepartie bancaire pour reproduire la performance. Les deux méthodes ont leurs avantages : la réplication physique offre plus de transparence, tandis que la synthétique permet d'accéder à des marchés étrangers depuis un PEA, ce qui est particulièrement utile pour les investisseurs français. Selon les données de l'Autorité des marchés financiers (AMF), les ETF représentent désormais plus de 15 % des encours de gestion collective en France.

Comprendre les indices boursiers est la première étape pour bien choisir ses ETF
Comprendre les indices boursiers est la première étape pour bien choisir ses ETF

Les meilleurs ETF monde et diversifiés

Quand mes clients me demandent par quel ETF commencer, ma réponse est presque toujours la même : un ETF MSCI World. Cet indice regroupe environ 1 500 entreprises de 23 pays développés et offre une diversification géographique et sectorielle remarquable en un seul produit. C'est la base de tout portefeuille que je construis.

ETF ISIN Frais annuels Encours Réplication Éligible PEA
iShares Core MSCI World IE00B4L5Y983 0,20 % 75 Md€ Physique Non
Amundi MSCI World UCITS ETF LU1681043599 0,38 % 5,2 Md€ Synthétique Oui
Xtrackers MSCI World IE00BJ0KDQ92 0,19 % 12 Md€ Physique Non
SPDR MSCI World IE00BFY0GT14 0,12 % 8,5 Md€ Physique Non
Amundi MSCI All Country World LU1829220216 0,45 % 2,8 Md€ Synthétique Non

Pour les investisseurs disposant d'un compte-titres, le SPDR MSCI World offre les frais les plus bas à seulement 0,12 % par an. Si vous investissez via un PEA, l'Amundi PEA Monde MSCI World reste la référence incontournable malgré des frais légèrement plus élevés. Sa réplication synthétique lui permet de contourner la contrainte d'éligibilité PEA tout en offrant une exposition mondiale.

Au-delà du MSCI World, l'ETF MSCI All Country World Index (ACWI) mérite votre attention. Il intègre les marchés émergents en plus des pays développés, soit environ 3 000 titres au total. C'est la solution la plus complète pour qui souhaite investir dans le monde entier avec un seul ETF.

Les meilleurs ETF éligibles PEA

Le Plan d'Épargne en Actions reste l'enveloppe fiscale la plus avantageuse pour investir en bourse en France. Après 5 ans de détention, les plus-values ne sont soumises qu'aux prélèvements sociaux de 17,2 %, contre 30 % de flat tax sur un compte-titres. Le choix des ETF éligibles PEA est donc stratégique.

Voici les cinq ETF que je recommande systématiquement pour constituer un portefeuille PEA solide :

ETF Indice répliqué ISIN Frais Perf. annualisée 5 ans
Amundi PEA MSCI World MSCI World FR0014003IY1 0,38 % +12,4 %
Amundi PEA S&P 500 S&P 500 FR0011871128 0,15 % +14,1 %
Amundi PEA MSCI Europe MSCI Europe FR0013412038 0,15 % +8,3 %
Amundi PEA MSCI Emerging Markets MSCI Emerging Markets FR0013412020 0,20 % +5,7 %
Amundi PEA Nasdaq-100 Nasdaq-100 FR0013412269 0,23 % +16,8 %

L'ETF S&P 500 éligible PEA d'Amundi constitue pour moi le meilleur rapport performance-frais disponible sur cette enveloppe. Avec seulement 0,15 % de frais annuels et une performance annualisée remarquable, il permet d'accéder aux 500 plus grandes entreprises américaines depuis un PEA français. C'est souvent le premier ETF que je fais acheter à mes clients.

Pour ceux qui recherchent une exposition européenne, l'ETF MSCI Europe complète parfaitement un portefeuille PEA déjà exposé aux États-Unis via le S&P 500 ou au monde entier via le MSCI World. N'oubliez pas non plus les marchés émergents pour capter la croissance de la Chine, de l'Inde et du Brésil.

Investir en ETF via un PEA offre une fiscalité avantageuse après cinq ans de détention
Investir en ETF via un PEA offre une fiscalité avantageuse après cinq ans de détention

Les meilleurs ETF sectoriels et thématiques

Au-delà des grands indices géographiques, les ETF sectoriels permettent de surpondérer des thématiques spécifiques dans lesquelles vous avez une conviction forte. Je les utilise en complément d'un socle diversifié, jamais seuls. Voici les secteurs que je surveille de près en 2026.

Intelligence artificielle et technologie

Le secteur de l'IA continue de générer une croissance exceptionnelle. L'ETF Xtrackers Artificial Intelligence & Big Data (IE00BGV5VN51) offre une exposition ciblée aux entreprises leaders de l'IA avec des frais de 0,35 %. Sa performance sur trois ans dépasse les +18 % annualisés. L'ETF Nasdaq-100 reste aussi un excellent moyen de s'exposer aux géants technologiques américains.

Défense et aérospatial

Dans le contexte géopolitique actuel, les budgets de défense européens sont en forte hausse. L'ETF armement et plus précisément l'Amundi STOXX Europe Defense a connu une collecte record en 2025 et début 2026. Avec une performance de plus de +25 % sur un an, ce secteur attire de nombreux investisseurs.

Santé et biotechnologie

Le vieillissement de la population dans les pays développés soutient structurellement le secteur de la santé. L'ETF iShares Healthcare Innovation (IE00BYZK4776) cible les entreprises innovantes dans la medtech et la biotech. Ses frais s'élèvent à 0,40 % par an.

Énergie nucléaire et uranium

La transition énergétique remet le nucléaire au centre du jeu. L'ETF uranium comme le Global X Uranium ETF permet de miser sur cette tendance de long terme. La demande d'uranium augmente à mesure que de nouveaux réacteurs entrent en service en Asie et en Europe.

Or et matières premières

En période d'incertitude, l'or reste une valeur refuge prisée. L'Amundi Gold Bugs ETF offre une exposition aux sociétés aurifères, tandis que les ETC sur l'or physique permettent de répliquer directement le cours du métal jaune. Je considère qu'une allocation de 5 % à 10 % en or est pertinente dans un portefeuille équilibré.

Les ETF les plus performants sur 10 ans

Pour identifier les meilleurs ETF, je privilégie toujours une analyse sur le long terme. Les performances sur un an peuvent être trompeuses ; c'est sur 10 ans que l'on mesure la véritable qualité d'un placement. Voici le classement des ETF qui ont le mieux performé sur la dernière décennie parmi ceux accessibles aux investisseurs français.

ETF Perf. annualisée 10 ans Perf. cumulée 10 ans Frais annuels
Invesco QQQ (Nasdaq-100) +17,2 % +385 % 0,20 %
iShares Core S&P 500 +13,8 % +265 % 0,07 %
iShares Core MSCI World +11,5 % +197 % 0,20 %
Xtrackers MSCI USA +14,1 % +275 % 0,07 %
SPDR MSCI Europe +7,8 % +112 % 0,25 %
iShares MSCI Emerging Markets +5,2 % +66 % 0,18 %

Le constat est clair : les ETF exposés au marché américain dominent largement le classement sur 10 ans. Le Nasdaq-100 a multiplié par près de 5 la mise initiale sur cette période. Mais attention, les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La surperformance américaine n'est pas garantie pour la prochaine décennie, c'est pourquoi je recommande toujours une diversification géographique.

Selon les données de la Banque de France, la part des ETF dans l'épargne financière des ménages français a plus que triplé en dix ans, passant de 1,2 % à 4,1 % fin 2025. Cette tendance reflète une prise de conscience des épargnants sur l'importance des frais dans la performance de long terme.

Les critères pour choisir le meilleur ETF

Avec plus de 2 000 ETF cotés sur Euronext Paris, le choix peut sembler vertigineux. Voici les six critères que j'utilise systématiquement pour sélectionner un ETF dans mes recommandations clients.

1. Les frais de gestion (TER)

C'est le critère numéro un. Le Total Expense Ratio représente le coût annuel prélevé sur l'encours du fonds. Sur 20 ans, la différence entre un ETF à 0,10 % et un fonds actif à 1,80 % de frais représente plusieurs dizaines de milliers d'euros sur un investissement de 50 000 €. Privilégiez les ETF dont le TER est inférieur à 0,30 %.

2. L'encours sous gestion

Un ETF avec un encours élevé (supérieur à 500 millions d'euros) est généralement plus liquide et présente un spread achat-vente plus serré. Il a aussi moins de risque d'être fermé par l'émetteur. Je déconseille les ETF dont l'encours est inférieur à 100 millions d'euros, sauf exception justifiée.

3. La méthode de réplication

Réplication physique ou synthétique ? Pour un compte-titres, je préfère la réplication physique pour sa transparence. Pour un PEA, la réplication synthétique est souvent la seule option pour accéder aux marchés hors Europe. Les deux méthodes offrent des performances très proches de l'indice.

4. La politique de distribution

Un ETF capitalisant (accumulant) réinvestit automatiquement les dividendes, ce qui est fiscalement optimal dans un PEA ou un compte-titres. Un ETF distribuant verse les dividendes, ce qui peut convenir aux investisseurs cherchant des revenus réguliers. Pour la majorité de mes clients en phase de constitution de patrimoine, je recommande les versions capitalisantes.

5. Le tracking error

L'écart de suivi mesure la différence entre la performance de l'ETF et celle de son indice de référence. Un bon ETF présente un tracking error inférieur à 0,10 %. Au-delà, cela signifie que le fonds ne réplique pas correctement son indice.

6. L'émetteur et la solidité

Les principaux émetteurs d'ETF en Europe sont iShares (BlackRock), Amundi, Xtrackers (DWS) et Vanguard. Tous sont des acteurs solides et réglementés. Amundi domine le marché français, notamment sur le PEA, tandis qu'iShares offre la gamme la plus large au niveau mondial.

Un conseiller peut vous aider à définir l'allocation d'ETF adaptée à votre profil de risque
Un conseiller peut vous aider à définir l'allocation d'ETF adaptée à votre profil de risque

Comment construire un portefeuille d'ETF équilibré

La clé d'un bon portefeuille d'ETF ne réside pas dans la sélection d'un seul produit miracle, mais dans l'allocation d'actifs. Voici trois modèles de portefeuilles que je propose régulièrement à mes clients selon leur profil de risque.

Portefeuille prudent (risque modéré)

Ce portefeuille convient aux épargnants ayant un horizon de 5 à 8 ans ou une faible tolérance au risque :

  • 40 % ETF MSCI World
  • 20 % ETF obligations agrégées euro
  • 15 % ETF MSCI Europe
  • 15 % ETF obligations indexées inflation
  • 10 % ETF or / matières premières

Portefeuille équilibré (risque moyen)

Pour un horizon de 8 à 15 ans avec une tolérance au risque moyenne :

  • 40 % ETF MSCI World
  • 20 % ETF S&P 500
  • 15 % ETF MSCI Europe
  • 10 % ETF MSCI Emerging Markets
  • 10 % ETF obligations
  • 5 % ETF or

Portefeuille dynamique (risque élevé)

Pour un horizon supérieur à 15 ans et une forte tolérance à la volatilité :

  • 35 % ETF S&P 500
  • 25 % ETF MSCI World
  • 15 % ETF Nasdaq-100
  • 10 % ETF marchés asiatiques
  • 10 % ETF marchés émergents
  • 5 % ETF sectoriel thématique

Quelle que soit l'allocation choisie, je recommande d'investir en DCA (Dollar Cost Averaging), c'est-à-dire par versements réguliers mensuels. Cette méthode lisse le prix d'achat dans le temps et réduit l'impact de la volatilité. Un investissement de 200 € à 500 € par mois en ETF sur un PEA constitue une stratégie redoutablement efficace sur le long terme. Sur Boursorama, l'un des courtiers les plus utilisés en France, les ordres sur ETF sont accessibles à partir de 0 € de frais de courtage sur certaines offres.

Les erreurs à éviter quand on investit en ETF

En douze ans de conseil, j'ai vu des erreurs récurrentes chez les investisseurs particuliers. Les voici, avec mes recommandations pour les éviter.

Multiplier les ETF sans cohérence. J'ai vu des portefeuilles contenant 15 ou 20 ETF différents dont beaucoup se recoupaient. Détenir un ETF MSCI World, un ETF S&P 500 et un ETF Nasdaq-100 crée une surexposition massive aux États-Unis. Trois à six ETF bien choisis suffisent pour un portefeuille diversifié.

Courir après la performance passée. Acheter l'ETF qui a le plus monté l'année précédente est rarement une bonne stratégie. Les secteurs surperformants ont tendance à connaître des phases de consolidation. Il vaut mieux s'en tenir à un plan d'allocation défini à l'avance.

Ignorer la fiscalité. Le choix de l'enveloppe (PEA, assurance-vie, compte-titres) a un impact considérable sur le rendement net. Sur 20 ans, la différence de fiscalité entre un PEA et un CTO peut représenter plusieurs milliers d'euros d'économies d'impôts. Privilégiez le PEA pour vos ETF actions tant que le plafond de 150 000 € n'est pas atteint.

Investir en une seule fois. Même si les études montrent que le lump sum investing surperforme statistiquement le DCA sur longue période, l'investissement progressif protège psychologiquement l'investisseur contre les baisses brutales. Pour des montants supérieurs à 10 000 €, j'étale systématiquement l'entrée sur 3 à 6 mois.

Négliger le rééquilibrage. Un portefeuille doit être rééquilibré au moins une fois par an pour maintenir les proportions cibles. Si les actions américaines ont surperformé, leur poids dans le portefeuille augmente mécaniquement, ce qui accroît le risque. Le rééquilibrage force à vendre ce qui a monté et à acheter ce qui a baissé : une discipline contre-intuitive mais payante. Les informations fournies par le site Service Public sur l'épargne peuvent vous aider à comprendre le cadre fiscal de ces opérations.

Le marché indien attire de plus en plus l'attention des investisseurs européens. Si cette zone géographique vous intéresse, je vous invite à consulter mon analyse des ETF indiens disponibles en France. De même, les ETF quantiques représentent une thématique émergente à surveiller pour les profils les plus dynamiques. Enfin, pour une exposition au secteur financier, les ETF bancaires offrent des valorisations attractives en 2026.

À retenir

  • Commencez par un ETF MSCI World comme socle de votre portefeuille avant d'ajouter des lignes complémentaires
  • Privilégiez le PEA comme enveloppe fiscale tant que le plafond de 150 000 € n'est pas atteint
  • Comparez systématiquement les frais de gestion (TER) : chaque 0,10 % compte sur 20 ans
  • Investissez en versements mensuels réguliers plutôt qu'en une seule fois pour lisser la volatilité
  • Rééquilibrez votre portefeuille une fois par an pour maintenir votre allocation cible

Questions fréquentes


Quel est l'ETF le plus rentable ?

Sur les 10 dernières années, l'ETF le plus rentable accessible aux investisseurs français est l'Invesco QQQ (Nasdaq-100) avec une performance annualisée d'environ 17 % par an. Cependant, cette surperformance s'accompagne d'une forte concentration sur le secteur technologique américain. Pour un meilleur couple rendement-risque, l'iShares Core S&P 500 avec ses 13,8 % annualisés sur 10 ans et une diversification sectorielle plus large constitue selon moi un choix plus équilibré.


Quels sont les 5 meilleurs ETF pour un PEA ?

Pour un PEA, je recommande cinq ETF complémentaires : l'Amundi PEA S&P 500 (0,15 % de frais) pour l'exposition américaine, l'Amundi PEA MSCI World (0,38 %) pour la diversification mondiale, l'Amundi PEA MSCI Europe (0,15 %) pour le marché européen, l'Amundi PEA Nasdaq-100 (0,23 %) pour la croissance technologique, et l'Amundi PEA MSCI Emerging Markets (0,20 %) pour les pays émergents. Tous sont émis par Amundi et utilisent la réplication synthétique pour rester éligibles au PEA.


Quels sont les 10 meilleurs ETF du monde ?

Les 10 meilleurs ETF au niveau mondial par encours et qualité de gestion sont : iShares Core S&P 500, Vanguard Total Stock Market, iShares Core MSCI World, Vanguard S&P 500, Invesco QQQ (Nasdaq-100), iShares Core MSCI Emerging Markets, SPDR S&P 500, Vanguard FTSE All-World, Xtrackers MSCI World et iShares Core Euro Stoxx 50. Ces ETF gèrent chacun plusieurs milliards d'euros et offrent des frais très compétitifs, généralement inférieurs à 0,20 %.


Quel ETF va exploser en 2026 ?

Il est impossible de prédire avec certitude quel ETF surperformera en 2026. Toutefois, plusieurs thématiques présentent un potentiel intéressant : les ETF défense européenne portés par la hausse des budgets militaires, les ETF intelligence artificielle soutenus par l'adoption massive de l'IA générative, et les ETF marchés indiens qui bénéficient d'une croissance économique supérieure à 6 % par an. Je rappelle cependant que les ETF thématiques doivent rester minoritaires dans un portefeuille : 10 % à 20 % maximum.


Vaut-il mieux un ETF World ou un ETF S&P 500 ?

Les deux sont d'excellents choix, mais ils ne remplissent pas le même rôle. L'ETF MSCI World couvre 23 pays et offre une diversification géographique plus large. L'ETF S&P 500 se concentre sur les 500 plus grandes entreprises américaines et a historiquement surperformé le World grâce à la domination des tech US. Mon conseil : si vous ne devez en choisir qu'un seul, prenez le MSCI World pour sa diversification. Si vous pouvez en combiner deux, associez un ETF S&P 500 (60 %) et un ETF MSCI Europe (40 %) pour maîtriser votre allocation géographique.


Comment investir en ETF avec un petit budget ?

Il est tout à fait possible d'investir en ETF à partir de 50 € par mois. Ouvrez un PEA chez un courtier en ligne comme Boursorama ou Fortuneo où les frais de courtage sont réduits. Commencez par un seul ETF MSCI World, puis diversifiez progressivement quand votre capital atteint 5 000 €. Certains courtiers proposent même des plans d'investissement programmés sans frais de courtage sur une sélection d'ETF. L'essentiel est de commencer tôt et d'être régulier : 100 € par mois investis pendant 25 ans à 8 % de rendement annuel génèrent un capital d'environ 95 000 €.


Marc Lefèvre
Marc Lefèvre

Ancien banquier privé, Marc Lefèvre conseille des particuliers sur leur épargne et leurs placements depuis 12 ans. Certifié AMF, il partage ici ses analyses sans langue de bois.